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Le numérique remet en question les processus de communication, et semble favoriser le comportement collaboratif.

Les moyens de transports, qui impliquent un comportement individualiste, illustrent bien cette idée, chez les consommateurs et les usagers; là où la créativité est la plus « naturellement présente »…

Lorsque la RATP a lancé plusieurs comptes twitter sur certaines lignes de métro, les usagers se sont vite approprié l’idée et ont bientôt fait de détourner les comptes des autres lignes (qui n’avaient pas encore été créés par la ratp) sources

Ça a donné tout un ensemble de twitts qui ne manquaient pas d’humour, du genre :

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Bien entendu la ratp a bien vite récupéré les comptes concernés, non sans humour, puisque l’ensemble des twitts a été diffusé via le « RATP hall of Fake »

Tournons nous quelques instants vers le passé.

Déjà au 19ème siècle, il existait des moyens de communication tout à fait originaux

Celle des Hobos, travailleurs migrants souvent considérés comme des vagabonds, qui empruntaient de façon illégale les trains pour parcourir les Etats-Unis à la recherche d’un travail.

Ceux-ci avaient collectivement et collaborativement, mis au point un système de communication  par pictogrammes souvent dessinés à la craie sur les portes, les murs et les palissades.

Ces pictogrammes donnaient des informations sur l’hospitalité des habitants, les possibilités d’embauche, les pratiques de la police locale ou encore sur la direction de la voie ferrée la plus proche.

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Cette tradition a été révélée par le travail d’un artiste du nord de la France, JIEM qui a d’ailleurs publié un ouvrage sur sa recherche aux Etats-Unis sur ce sujet

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« Fasciné par la culture ferroviaire nord-américaine, Jiem a réalisé un livre sur les monikers, l’art des hobos et des cheminots en Amérique. » sources

La tendance actuelle est à la collaboration et à la prise en compte de l’usager ou du consommateur, qui n’est plus qu’un simple acheteur passif qui utilise voire détourne mais peut participer à la conception d’idées nouvelles.

L’usager, le consommateur, lui aussi a des idées!

à bon entendeur…

 

 

 

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