Tendances

« changer le monde »

« Une idée peut changer le monde ».

C’est sur cette affirmation que Cédric Villani , mathématicien de renom, démarre sa conférence TEDx 😉

Mais comment fonctionne le processus de découverte?

Par un cheminement complexe, irrégulier, même chaotique où les émotions  luttent avec la raison. Cédric Villani s’en explique dans son ouvrage « théorème vivant ». Ce livre retrace l’histoire d’une idée depuis son émergence jusqu’à sa structuration. Au TEDx Paris, le mathématicien nous détaille sept ingrédients indispensables à notre « matrice biologique et émotive » pour faire émerger des idées:

mes remarques en italique…

1 – la documentation pour nourrir le cerveau

( les technologies nous donnent cette opportunité de bien nous nourrir, à condition de ne pas tomber dans l’obésité voire l’anorexie …;)

2 – la motivation

(donner du sens et s’amuser?)

3 – un environnement propice (le lieu, les personnes, les rencontres fortuites)

il mentionne les villes comme  lieu propice à l’éclosion des innovations, je suis assez d’accord 😉

et cite Marc Giget, là je suis complétement d’accord! nous en reparlerons plus tard dans ce blog…

4 – des échanges en face à face ou à distance (interaction, collaboration)

le modèle collaboratif repose là-dessus!

5 – des contraintes !

bien connues pour être un élément de création, les artistes connaissent bien ça!

6 – un mélange de travail et d’intuition

pour le dosage, suivez votre instinct 😉

7 – la persévérance et la chance, en effet « la plupart des idées ne marchent pas, c’est normal et c’est comme ça » « (…) de temps en temps la chance permet d’en sauver une et c’est le début d’une grande aventure »

tout est dit!

Tout ceci me fait penser aux notions très en vogue de collaboration, de travail collaboratif. Les entreprises libérées, le coworking et tout ça!

Je m’explique: là où Cédric Villani nous explique le fonctionnement de sa « matrice biologique et émotive » (j’adore l’expression! 😉 ), dans le travail collaboratif, quand il est bien amené, c’est la même chose! A la différence près qu’il s’agit d’un ensemble d’individus, une « communauté » qui se rassemble et forme une « matrice biologique et émotive ». Vous m’suivez?

Tout comme Cédric Villani, la matrice a besoin de documentation pour se nourrir (la documentation est d’autant plus riche que plusieurs « têtes chercheuses » constituent la communauté)

A plusieurs, avec un objectif commun (qu’il soit formulé ou non) c’est plus facile de se motiver

Dans un environnement propice; c’est là où l’on comprend qu’un espace de coworking ce n’est pas simplement un open space avec des tables et des chaises ….

Des échanges, des interactions, des collaborations, d’où l’intérêt de réellement animer un espace!

Des contraintes. Pas besoin de les mettre en place, elles viennent toutes seules 😉 L’originalité de la démarche est peut-être de les accepter et d’en faire une force (challenge?)

Un mélange de travail et d’intuition, quoi!

Et oui, nous sommes actuellement en plein virage collaboratif! qui va de pair avec un besoin contant d’innovation dans toutes les strates des organisations! Je pense de fait  à la méthode DIWO (« Do It With Other ») développée par cofactory ou au « bar à collaborer » de 3ème monde pour ne citer qu’eux…

Si l’on en croit le théoricien belge Michel Bauwens, le collaboratif est un ingrédient indispensable pour « sauver le monde« .

CQFD 😉

 

4 comments on “« changer le monde »

  1. DIWO… Je connaissais déjà le DIY, maintenant j’ajoute un autre D… à mon vocabulaire, et très utile merci! Je suis justement en pleine réflexion sur le comment faire à plusieurs. Je suis consciente des opportunités qu’il apporte mais ça reste quand même assez anxiogène pour moi. Comment faire ensemble? Qui fait quoi? Quelle place tenir dans cet ensemble?… Dans une société où l’on nous apprend à ne compter que sur soi, cet article me rappelle en tous cas sa nécessité.

  2. Bonsoir Sarah, j’ai envie de répondre une seule chose, une clé: la confiance ; c’est tout le paradoxe d’une société hyperindividualisée, de développer l’hyper conscience de soi et du collectif (parce qu’on ne sait pas ou peut pas faire sans)….par le collaboratif…

Laisser un commentaire